11 novembre 2006

Le jugement de Mgr Donald Sanborn

1. Qu’est-ce qui est mauvais dans le Concile Vatican II ?

Le Concile Vatican II a enseigné des doctrines qui avaient déjà été condamnées par l’Eglise, et a établi des mesures disciplinaires qui sont contraires à l’enseignement et à la pratique constante de l’Eglise.

2. Quelles doctrines a-t-il enseigné qui étaient déjà condamnées ?

Il y a quatre erreurs majeures :

(1) concernant l’unité de l’Eglise;

(2) concernant l’oecumenisme;

(3) concernant la liberté religieuse;

(4) concernant la collégialité.

3. Quelle fausse doctrine enseigne-t-il concernant l’unité de l’Eglise ?

Vatican II enseigne une hérésie concernant l’unité de l’Eglise, à savoir que l’Eglise du Christ ne s’identifie pas exclusivement avec l’Eglise catholique, mais subsiste simplement en elle. Cette doctrine hérétique est contenue principalement dans Lumen Gentium, et sa signification hérétique est confirmée dans des déclarations de Paul VI et de ses successeurs, en particulier dans le Code de droit canonique de 1983, dans la Déclaration de 1992 sur l’Eglise comme communion, et dans le Directoire œcuménique. Elle est contraire à l’enseignement de l’Eglise catholique, contenu principalement dans Satis Cognitum du Pape Léon XIII, Mortalium Animos du Pape Pie XI, Mystici Corporis du Pape Pie XII, et dans les condamnations de la « Théorie des branches » prononcées par le Saint-Office sous Pie IX.

4. Quelle fausse doctrine enseigne-t-il concernant l’oecuménisme ?

L’enseignement de Vatican II concernant l’oecuménisme, qui affirme que les religions non-catholiques sont des moyens de salut, est ouvertement hérétique. Cette doctrine contredit directement l’enseignement de l’Eglise selon lequel il n’y a pas de salut hors de l’Eglise catholique – enseignement que le Pape Pie IX qualifiait de dogme catholique le plus connu. En outre, les pratiques œcuméniques qui ont résulté de cette doctrine hérétique sont directement contraires à Mortalium Animos du Pape Pie XI.

5. Quelle fausse doctrine enseigne-t-il concernant la liberté religieuse ?

L’enseignement de Vatican II sur la liberté religieuse, contenu dans Dignitatis Humanæ, affirme quasiment mot pour mot la même doctrine que celle qui a été condamnée par le Pape

Pie VII dans Post Tam Diuturnas, par le Pape Grégoire XVI dans Mirari Vos, par le Pape Pie IX dans Quanta Cura, et par le Pape Léon XIII dans Libertas Præstantissimum.

L’enseignement de Vatican II sur la liberté religieuse contredit également la royauté de Jésus-Christ sur la société telle que l’exprimait dans Quas Primas le Pape Pie XI, et l’attitude et la pratique constantes de l’Eglise vis-à-vis de la société civile.

                                                

6. Quelle fausse doctrine enseigne-t-il concernant la collégialité ?

L’enseignement de Vatican II concernant la collégialité altère la constitution monarchique de l’Eglise catholique, dont elle a été pourvue par le Divin Sauveur. La doctrine de Vatican II, confirmée par le Code de droit canonique de 1983, qui affirme que le sujet (le possesseur) de l’autorité suprême dans l’Eglise est le collège des évêques avec le Pape, est contraire à la doctrine définie par les Conciles de Florence et de Vatican I.

La traduction de cet extrait d'une étude de Mgr Donald Sanborn (disponible sur le site Traditionalmass.org) a été réalisée par nos soins, avec l'aimable autorisation de l'auteur.

sem_facultyMgr Donald J. Sanborn a été l'un des premiers séminaristes de la Fraternité Saint-Pie X à Ecône, où il est entré en 1971. Il a été ordonné le 29 juin 1975 par Mgr Lefebvre. Après plusieurs années d'apostolat aux Etats-Unis, durant lesquelles il a notamment été recteur de St. Joseph's House of Studies à Armada (Michigan), premier séminaire américain de la Fraternité, il a quitté, en avril 1983, avec huit autres prêtres, la Fraternité Saint-Pie X, dont il rejetait la position théologique concernant la situation actuelle de l'autorité dans l'Eglise. Il a publié de nombreuses études analysant les erreurs de Vatican II et de Jean-Paul II, ainsi qu'un ouvrage intitulé De Papatu materiali (La Papauté matérielle) dans lequel il expose et illustre la thèse de la vacance formelle du Siège Apostolique, élaborée en son temps par Mgr Guérard des Lauriers O.P. (connue sous le nom de "thèse de Cassiciacum"). En 1995, il a fondé le Most Holy Trinity Seminary (Séminaire de la Très Sainte Trinité) dont il est toujours le Recteur. Il a été consacré évêque en juin 2002 par Mgr Robert F. McKenna, O.P.

Posté par CAROLUS MAGNUS à 16:24 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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